L’ardoise salée de notre nouveau panneau d’information !

Christine Besançon. panneauLa somme est de 30.000 €. Elles sont nombreuses, les associations, ils sont nombreux, les services de la Ville, qui aimeraient disposer de ce montant supplémentaire. C’est en l’occurrence la somme dépensée pour le seul et unique panneau électronique d’information, désormais situé à proximité immédiate de la mairie, à un carrefour que d’aucuns qualifieront de stratégique : le nombre de véhicules par jour, et la vitesse de ceux-ci, sans compter les piétons, plaident en effet en faveur de l’emplacement.
Mais pourquoi donc cette somme de 30.000 €, quand des villes plus économes – je n’ose dire plus « intelligentes » s’agissant de la dépense publique – n’en dépensent que 17.000 pour un équipement strictement similaire ?

Dans le même temps, la Ville a supprimé la moitié des publications d’Audinfo, le magazine, en format papier, de notre commune. Bien pratique, puisque cette décision diminue d’autant le nombre de tribunes, et donc de moyen de s’exprimer, pour l’opposition. Le format papier est pourtant très  loin d’être dépassé : la presse municipale est bien souvent le seul média accessible pour rendre compte de l’actualité de la Ville, et dont le taux de lecture était de 84 {f25a15ccc9f98e26aaa83c0e9935c10499670a68364a954c25b4e7ff60393f0d}* en 2015. Qui dit mieux ! Le confort de lecture, quant à lui, assurera un avenir à la presse papier auquel les « pseudos modernistes » n’ont rien compris. Nous sommes en 2016, et les voitures ne volent toujours pas …

On aura surtout compris qu’ Audincourt fera des économies sur les publications pertinentes, sur le dos de l’expression municipale au passage, et certainement pas sur des supports dont on peut légitimement douter de la pertinence en termes d’efficacité. L’on nous parle de réactivité. Je réponds : n’avons-nous pas un site internet pour cela, ne pouvons-nous pas envisager une rubrique agenda plus riche, une newsletter (il existe des plateformes – dont Mailchimp n’est qu’un exemple- qui proposent gratuitement ce service), miser sur une présence efficace sur les réseaux sociaux (qui fonctionne relativement bien jusqu’à présent d’ailleurs) … ?

Cette dépense est à l’image de la politique menée par la Ville dans les autres secteurs : on se persuade qu’à dépenser beaucoup, on obtient forcément un service efficace. Or, ni cette position, ni sa réciproque, ne sont toujours justes.

 

 

*source CapCom, le site des communicants des collectivités territoriales

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